jeudi 31 janvier 2013

 
   Un instant d'abandon ...
 
 
 
 
 








Et je m'en irai sans bruit, sur une douce musique de J.S Bach...




mercredi 30 janvier 2013

 
 
 
Le Libraire
 
Régis de Sà Moreira
Edition : le Livre de Poche
ISBN : 2253113719
 
 
 
 
 
 
 

Poudoupoudoupoudou, faisait le carillon de la librairie du libraire.

Je viens de finir ce livre et vraiment je reste coi. Je serais dans l’incapacité de vous dire si j’ai aimé ou détesté cette histoire. J’ai tourné la dernière page de ce livre et je suis restée là à me demander pourquoi ? pourquoi un tel livre ?

Le truc, et c’est là que Régis De Sà Moreira frappe très fort, est que lorsqu’on commence on ne peut plus s’arrêter de lire ce livre, que j’ai acheté chez mon libraire dans ma librairie dans une ville où il y a beaucoup de librairies et beaucoup de libraires. Et oui c’est exactement le ton du livre. Cette librairie m’a fait penser à une grande église, froide, sombre, poussiéreuse, silencieuse et je sais de quoi je parle !!

Ce roman est bercé par les allés et venues des clients plus loufoques les uns que les autres et par les tisanes arômes laurier, sauge, muguet, que boit sans cesse ce libraire et qui me sont devenues indigestes à la fin du roman.

J’ai trouvé certains passages du livre lourdingues comme :

[…]Il portait cela dit des chaussures, un pantalon, une chemise et une veste, ainsi que pas mal de gens[…]



Chouette et alors ?
[…]le libraire possédait aussi un chapeau qui était accroché à un portemanteau près de son bureau et dont il se couvrait de temps en temps[…]
 
Waouh génial !…très excitant !…..mais encore …
 
[…]Le libraire ne quittait jamais sa librairie parce qu’elle ne fermait jamais, ou bien était-ce la librairie du libraire qui ne fermait jamais parce que le libraire ne la quittait jamais[…]
Heu !! Tu peux me la refaire s’il te plait ?

Jusqu’au bout je suis restée dans cette attente qu’il allait se passer quelque chose de merveilleux pour ce libraire. Le Poudoupoudoupoudou ultime qui va enfin égayer le cours de sa vie. Je suis restée à chaque chapitre sur ma faim et fin. J’ai souffert à ses cotés. J’ai eu de l’empathie pour ce libraire dépressif en me disant il y a bien une belle blonde ou un beau brun qui va rentrer dans sa librairie et qu’il va enfin connaître les prémices de l’amour ?
Sa librairie est ouverte 24H/24, vit au rythme des Poudoupoudoupoudous tandis que lui lit et boit des tisanes du matin au soir.

COUCHEZ les livres !!!….ça suffit !!!

Bon un peu de sérieux ! J’aurais apprécié et trouvé intéressant qu’à chaque fois qu’il conseillait un livre, ou qu’il déchirait une page, on ait le titre et le nom de l’auteur.

Malgré de beaux passages poétiques et de belles visites dans sa librairie, j’ai trouvé ce libraire frustrant, ennuyeux et triste à mourir. J’étais à deux doigts de foncer dans sa librairie et y mettre un peu de joie, de bonne humeur et de changer son vinyle de Wolfgang Amadeus Mozart que j’adore certes, contre celui de Earth Wind and Fire «September».

ATTENTION ! Poudoupoudoupoudou Cristina arrive !

Mon Post IT :

J’irai bien refaire un tour du côté de chez manU :D
-Est ce que ce libraire perdu au fin fond de sa librairie a su toucher ton cœur ?
-As-tu trouvé les saveurs de ses tisanes et les Poudoupoudoupous à ton goût ?
J’attends avec impatience ton billet….. ;D

 
Mon Buvard :

Un hommage à mon libraire dans sa libraire, Claude, qui depuis si longtemps m’accueille toujours avec le sourire et sait me dénicher le livre qui va embellir
ma journée.

C'était l'histoire d'un libraire dans sa librairie, poudoupoudoupoudou.........

 

mardi 29 janvier 2013

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harper Lee
Edition : le livre de Poche
ISBN : 2253115843

(Offert) 

 

Mon Marque-Page :
- On va gagner Atticus ?
- Non, ma chérie.
- Alors pourquoi...
- Ce n'est pas parce qu'on est battu d'avance qu'il ne faut pas essayer de gagner. Le courage,   c'est savoir que tu pars battu, mais d'agir quand même sans s'arrêter.

 Un coup de cœur :

Ce seul et unique roman de Lee Harper est tout simplement magistral. Il y avait Cristina avant et il y a Cristina après ce livre. C’est ce drôle de titre qui a attiré mon attention. J’ai ensuite lu la quatrième de couverture et me voilà partie en 1930 à Maycomb, petite ville d’Alabama, aux Etats-Unis au temps de la prohibition et de la ségrégation raciale. Atticus Finch avocat et père attendrissant de deux enfants va être commis d’office pour défendre un Noir, accusé d’avoir violé une Blanche.
Ce résumé me faisait penser fortement au film de Sidnet Lumet avec Henri FONDA «Douze hommes en colère» huis clos splendide où un seul homme va petit à petit mettre en doute les 11 autres jurés et remettre en question la culpabilité d'un homme que tout accusait. Il est donc normal que je fus quelque peu déçue, au début, car je m’attendais à rentrer rapidement dans le vif du sujet , c'est-à-dire le procès.

Ce roman se présente en trois parties :

La 1er : Scout, la narratrice, du haut de ses 9 ans nous conte à merveille et drôlerie l’histoire de sa famille composée par son père Atticus, homme intègre et juste, et de son frère Jem 12 ans. J’ai aimé la relation fraternelle qui unit Jem à sa sœur. Le lien paternel et affectif qui règne tout au long du livre est touchant et émouvant. Scout nous explique la conjoncture d’un pays en pleine dépression marquée par le krach boursier du jeudi noir. Un état rongé par la crise économique et par la haine raciale. C’est dans cet esprit que je me suis retrouvée au milieu de cette adorable petite famille.

La 2ème : «Oyez ! Oyez ! Je déclare la séance ouverte». Le procès est tenu par une main de maître : Atticus Finch. J’étais au premier banc à cette audience. Aux questions de la défense j’ai ressenti ce malaise, que va-t-il répondre, comment va t’il s’y prendre ? J’ai sursauté à chaque coup de marteau du juge. J’ai suivi du regard les allers et venues d’Atticus dans ce tribunal en retenant ma respiration. C’est donc avec impatience et délice que j’attendais la plaidoirie et le verdict final.

La 3eme : La conclusion où le titre du livre prend, à mon sens, toute sa signification.

Bien que le livre ne soit pas une autobiographie, Lee Harper s’inspire de certains faits réels de sa vie. Il est publié en 1960, obtient en 1961 le prix Pulitzer est fait parti de la littérature américaine par excellence. L’auteur, à travers le regard innocent d’un enfant, nous éclaire sur une Amérique en pleine crise, le racisme qui régnait en 1930 mais surtout sur l’étroitesse d’esprit des gens et de leurs préjugés qui divisaient ce pays. Ce livre est drôle, touchant et violent à la fois.
Mon coup de gueule :



Ce que je retiendrai de ce roman ? Il est incroyable encore de nos jours, au 21eme siècle, de voir certaines personnes qui se croient supérieurs aux autres, par le simple fait que ces autres ont une origine, couleur, religion, ou sexualité différentes. Je vous le dis, ne tendez pas l’autre joue. Fuyez ! Car ce sont des gens petits dans un esprit étroit avec un coeur mauvais. Les religions sont sensées nous mener vers le respect d’autrui, la loi nous enseigne que l’Être est libre et égaux en droit. Grande foutaise ! Les plus grandes guerres sont des guerres de religion. Dans les tribunaux ça pue la corruption et c’est l’argent qui mène ce putain de Monde. Mais voilà que je m’emporte….


Mon buvard à émotion :

Je te remercie pour ce cadeau : livre magnifique à lire et à relire. Il me rappelle combien j’ai été élevé dans la tolérance et le respect d’autrui. Tu as raison nous sommes riches de nos différences, nous l’oublions que trop souvent. C’est pour cette raison qu’il m’est très facile de te dire avec simplicité :
Je t'aime! Trois petits mots dont beaucoup de monde semble avoir oublié le sens.


Mon Post It :



Pour ceux qui ont oublié :

AIMER : Eprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.
TOLERANCE : Fait de respecter la liberté, les opinions, l'attitude, d'autrui. 
Merci de faire passer le message…



 
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