samedi 28 décembre 2013

Profanes

Jeanne BENAMEUR

Editions : Actes Sud
274 pages
2013

Cadeau





« L’enfant qui l’imite
est plus merveilleux
que le vrai cormoran »

Comment parler d’une lecture d’une telle profondeur. Ce livre ne se raconte pas il faut aller à sa rencontre, à la rencontre d’une auteure et de ses cinq personnages qui vous hantent même après avoir tourné la dernière page. Pourquoi ? Parce que l’écriture, la poésie, l’intensité, l’émotion des mots vous percutent,  vous envahissent et se gravent à tout jamais en vous.
C’est mon coup de cœur 2013.

J’ai reçu ce livre par surprise et j’avais ordre de le lire en prenant mon temps pour en déguster toute la saveur. Quel vertige que ce rendez-vous nocturne juste avant de m’endormir ! Ce livre se lit dans la plénitude du soir, pour en saisir chaque bruit, l’odeur, l’intimité, l’espace, la vibration, la douleur, les sentiments, tout s’intensifie dans la profondeur de la nuit. J’ai poussé la porte de cette grande maison, et j’ai rencontré Octave, nonagénaire, et face à lui quatre personnages, tous athées, en lutte pour la vie, aux caractères bien distinct  qu’il a choisi méticuleusement  pour un étrange contrat. Je me suis immiscée dans leur vie et chacun d’eux, comme un kaléidoscope que l’on tourne pour en saisir les images, m’ont imprégné de leur histoire.
« Un profane aussi a le droit au doute. Le doute n'est pas réservé aux croyants... J'ai besoin de frotter mon âme à d'autres âmes aussi imparfaites et trébuchantes que la mienne. Je ne cherche à être sûr de rien mais je veux trouver la forme juste de mon doute.»
Des personnages envoutants et troublants qui ne vous quittent plus. Des écorchés que la vie n’a pas épargnés, un peu comme vous, un peu comme moi. Quatre profanes qui vont recevoir et donner. Mais qui prend ? Qui donne ? Marc et sa mémoire qui le consume : LE FEU.
Hélène artiste et légère : L’AIR. Yolande la force tranquille : L’EAU et la dernière, celle qui m’a le plus émue, à qui je ressemble le plus,  Béatrice un cœur aride si fragile : LA TERRE. Ces quatre éléments naturels de la vie seront portés par la confiance du cinquième élément : OCTAVE.
« J’active le souffle de ma vie. Par leurs quatre souffles.»

Octave sera touché au plus profond de son Être par chacun d’entre eux et lui, bouleversera leur existence à  jamais. Chacun  son tour, ils éveilleront, révéleront, des sentiments fragmentés depuis tant d’années.
Ce livre raconte le sacré, l’ombre d’un tableau, l’incandescence des corps, les années dévorées, les souvenirs enterrés, les liens invisibles qui se tissent, les gestes répétés sans rien en savoir, l’instinct archaïque qui dresse les sexes malgré la mort malgré le vide, la chair meurtrie, le refuge des maux, la décence et le respect, la prise de conscience, la folie qui sommeille en nous, la possession qui empoisonne et le pouvoir de LA VIE.

Ce livre est un  pèlerinage vers soi, alors n’hésitez plus, poussez la porte de ce temple, rentrez sans faire de bruit et allez à la rencontre de ces profanes.

« La peur du désastre fait partie de l’aventure.
On peut sauver ou ruiner toute une vie  quand on prend le risque ».




Ce livre, une caresse dont les mots résonnent en moi comme  une douce musique.
Un cadeau  bouleversant par  un expéditeur touchant.
Un grand MERCI !


« Faut-il toujours qu’il y ait en commun le sang pour aimer les gens ?
Les aimer au point de les accueillir dans sa vie… »




 
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dimanche 22 décembre 2013

Merry Christmas

 



Les Visiteurs de Noël 1976
 
 
 
 
Samedi 25 décembre 1976 au matin  j'ai eu le bonheur de découvrir sous mon Sapin de Noël :
 
 
 
                                                      
 
 
 
 
&
 
Le jeu de société responsable de tant de bagarres, de crêpage de chignon, de noms d'oiseaux, de sang avec mon frère :
 
Le Monopoly 
Mais quels beaux souvenirs !
 
 
Cristina & son boulet Paco vous souhaitent de Bonnes Fêtes de
Fin d'Année, un Joyeux Noël auprès de votre famille,
des gens que vous aimez et sous votre sapin
de magnifiques lectures.
Et pour mon plus grand plaisir de magnifiques billets qui viendront illuminer mes journées.
 
 
Tendres Bisous 
 
 
 
 
 
 

mercredi 11 décembre 2013

Petit Pierrot

Alberto VARANDA

1- Décrocher la Lune   
2- Approcher les étoiles   

Editions : Soleil

2010/2011



Tome 1



Petit Pierrot a bien des tourments. Quand il n’est pas sur la lune, il a la tête dans les étoiles. Heureusement que Monsieur l’Escargot, la voix de la sagesse et de la raison, est là pour l’aider à garder les pieds sur terre. Du soir au matin il rêvasse, philosophe, pense, raisonne et se pose des tas de questions sur la vie et la théorie de Newton :









Tome 2

 

Pourquoi l’école ? « Un professeur de mathématiques c’est tellement terrifiant » ! Pourquoi grandir, apprendre et croire tout ce qu’on nous dit ? Pourquoi Madame la Lune est une menteuse ? Pourquoi garder les pieds sur terre ? Pourquoi ci, pourquoi ça ? La vie est bien compliquée alors qu’elle pourrait être si légère. Mais  Monsieur l’Escargot, son ami bienveillant, a réponse à tout. Vous prenez un petit garçon à mille lieux de la terre, un escargot rusé et malicieux, vous rajoutez la poésie et le coup de crayon dAlberto Varanda et vous obtenez deux magnifiques albums débordants d’humour, d’amour et de tendresse.

 


 
 
Poésie et douceur sont au rendez vous dans ces deux tomes. Pierrot accompagné de Monsieur l’Escargot nous décroche la lune et nous font toucher les étoiles. Les questions pertinentes  du petit Pierrot et les réponses espiègles du limaçon sont étincelantes de beauté. Nous sommes surpris par les réflexions philosophiques du petit garçon et le super gastéropode a parfois bien du mal à canaliser l’imagination débordante de ce rêveur et un tantinet lunatique.
 
 
 
 
 
 
 


Les couleurs sépia nous offrent une douceur qui émerveille. Ce voyage parmi les astres nous transporte dans d’intenses moments de gravité sortant tout droit de l’imagination de Pierrot. L’effet apesanteur est instantané : C’est léger et féérique. Le trait et le texte de l’auteur sont précieux. Les expressions de Pierrot et de l’escargot sont craquantes. Les paysages lunaires enchantent et les répliques les unes après les autres sont judicieuses et nous laissent pensifs et rêveurs…
 
-          Dis-moi l’escargot tu crois que je pourrais voler en remuant très fort mes bras ?
-          Non !
-       Et … en fermant très très fort  mes yeux et en me concentrant ?
-          Non plus ! question de physique !
-          Et pourquoi est-ce que c’est à toi que je demande ça ?
 
Quand Petit Pierrot décroche la lune et touche les étoiles Cristina est sur un petit nuage…
« Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles. »
 
 
J’étais loin de me douter que ce petit bonhomme me transporterait aussi loin dans les étoiles. Merci jérÔme pour ce délicieux croissant de Lune. S’il te plait dessine-moi une échelle que je puisse redescendre sur terre…  Oh et puis non, oublie l’échelle, je reste avec mon Petit Pierrot, il fait si beau là haut !

 
 
Le Petit Pierrot de jérÔme c'est
   
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dimanche 8 décembre 2013

Histoires inavouables

Ovidie
Jérôme d'Aviau

Editions Delcourt
102 pages
2013





Oh oui, Oh ouiiii, Oh OUiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIIIIIIIIIIIIII !

Voilà l’effet que produit cette BD d’Ovidie. Dix petites histoires inavouables, sexy, coquines, truculentes à souhait car toutes sans exception m’ont fait rire, sourire et souvent rougir. Forcément il y en aura  une qui réveillera en vous un fantasme inavoué ou, qui sait, exaucé. Allez, ne soyez pas timide, nous sommes entre adultes consentent que diable. Nous savons maintenant que jérÔme et Arnaud ce fut la découverte de leur franche amitié virile, et quel scoop ! (Ah jérÔme c'est toi qui m'a tendu le manche... Oups la perche... ROooohh ... je m'enfonce...)  Bon un petit cadeau, mon histoire inavouée vous sera révélée à la fin de mon billet, le ridicule ne tue pas, encore quelques lignes et vous saurez tout tout tout sur Cristina, bande de petit veinard !

Cette BD se déguste d’un seul trait avec un appétit grandissant. Bon, je vous l’accorde, pas que l’appétit… Si, si, je vous assure, tout y passe. La plume d’Ovidie, ancienne star de films classés X, se veut drôle, taquine et sexy tandis que le graphisme sans équivoque, noir et blanc, de Jérôme d’Aviau est fin, léger, ce qui enlève toute connotation pornographique et chose très importante, le préservatif est toujours de mise.
 
Dix plaisirs sont merveilleusement avoués à travers ces 102 pages :

-Plan à trois, quel homme n’a pas rêvé d’avoir deux femmes pour lui tout seul mais attention à la chute. 

-Plaisir solitaire, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

-Balles de Ping-pong coincées, je vous laisse deviner où… Eh dites donc, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a… Moi je préfère les boules de geisha mais bon les gouts et les couleurs…
 
-Rendez-vous dans un train avec une inconnue… Euh, vos braguettes Messieurs ?

Mais encore des sextos, plan sadomaso, sodomie, cuni, plaisirs interdits sous la table, échangisme, rien n’échappe au regard acerbe et osé d'Ovidie. Ces tranches de vies défilent, excitent,  et quand on arrive à la dernière page le souffle court et le corps fébrile, un seul mot nous vient : ENCORE !  
 
 
Alors, n’attendez plus, plongez sans honte ni retenue dans ces exquises et inavouables histoires qui, à défaut de vous faire rougir, vous donneront des idées coquines et l’envie d’aller jusqu’au bout de la nuit.  
J’ai fait une promesse et comme je les tiens toujours, j’aurai pu me reconnaître dans  l’histoire coquine numéro 9 ! Ben enfin, vous ne croyez quand même pas que j’allais me dévoiler  aussi facilement. J’en vois déjà certains se référer au chapitre 9. Bon, on se calme les gars, je vous vois déjà prêt à dégainer. Je vous rappelle que ceci n’est qu’un billet. « Histoires inavouables » est une BD certes agréable et coquine mais rien ne vaut une bonne partie de jambe en l’air avec son, sa ou ses partenaires !

C’était Cristina en direct du 7ème ciel

Merci jérÔme pour ces pépites inavouables, aussitôt reçu aussitôt lu. Tu es la cause de mes joues toutes rouges. Heureusement que les deux autres livres sont venus calmer le jeu et faire, comme tu dis si bien, un contrepoids idéal avec douceur et poésie. Quoi que, avec des titres comme «Décrocher la lune » ou « Toucher les étoiles » ... Dis moi,  tu as décidé de me faire atteindre le Nirvana ?
 ;)
  
L'avis sexy de Noukette c'est ici et la révélation scoop de jérÔme c'est
 
 
 
 
Cette nuit tout est permis  !
^^

 
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mardi 3 décembre 2013

Billie

Anna GAVALDA

Editions : Le Dilettante
223 pages
2013

Emprunté à la médiathèque






Billie et Franck, «ces deux êtres si imparfaits et si affreux».

Deux écorchés vifs que la vie n’a pas épargnés et que rien de prédestinait à se croiser. Billie qui vient d’une cité, la Cosette des dépotoirs. Franck qui n’aimait pas les filles, le petit pédé souffreteux. Tout les oppose et pourtant ils s’attirent. Malgré des parcours qui s’entremêlent et se démêlent, l’amour et le respect qu’ils ont l’un envers l’autre n’arrête de croitre et de les réunir. Je ne parle pas d’un béguin entre un homme et une femme, c’est bien plus intense, bien plus fort. Il s’agit d’une Amitié unique, comme il en existe peu. Entre ces deux Êtres existe un lien sincère qui va au-delà de l’amour.  

Un soir, à la suite d’un accident stupide, Billie et Franck se retrouvent au fond d’un ravin. Franck est gravement blessé. Tant bien que mal, Billie tente de lui porter secours. A la belle étoile, isolés de tout et de tous, Billie se blottit contre son petit Prince dans l’attente des secours mais Franck sombre rapidement dans un coma. Dans ce froid et cette interminable attente, Billie va entamer un long  monologue avec sa petite étoile.  Une conversation à sens unique qui  lui permet de faire son mea culpa, de raconter sa vie, sa descente aux enfers, sa rencontre et sa passion indescriptible pour  Franck. Elle se livre pour mieux se délivrer. Elle se raccroche à cet astre comme à son dernier souffle d’espoir.  Elle lui demande la clémence envers la personne qu’elle admire et qu’elle aime le plus au monde. Billie est prête à mourir mais non sans avoir expliqué le déroulement de son parcours qui l’a mené dans les bas fonds de la prostitution et celui de Franck qui a étudié le droit comme pour se faire pardonner son homosexualité. «Il n’aimait pas ce qu’il étudiait pour obéir à un père qu’il aimait encore moins.»

Anna Gavalda rend inoubliable l’amitié entre ses deux personnages. Dans un langage plutôt actuel, elle nous parle de la différence, de l’intolérance et des dérives qui peuvent être liées au milieu social dont on est issu. L’écriture se veut un peu crue puisque c’est l’héroïne qui raconte mais c’est drôle, tendre, émouvant et on en ressort heureux et grandi.  D’une histoire sombre et dramatique, elle arrive à nous faire rire et pleurer. Ce n’est certes pas l’histoire du siècle mais un petit roman comme une grande bouffée d’oxygène.

Un soupçon de Billie Holiday, un grain de Billie Jean, mais surtout une attachante jeune femme pleine de fougue et de sincérité. Billie et Franck "ont souffert souvent, se sont trompés parfois, mais ils aiment à la folie".

Billie, comme une embellie…
 
Anna Gavalda


Un ami est celui qui vous laisse l'entière liberté d'être vous-même.
(Jim Morrison)

 
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dimanche 1 décembre 2013

Pourquoi j'ai tué Pierre

Olivier ka
Alfred

Editions : Delcourt
Salon littéraire Drôme
112 pages
2011

 
 
Pourquoi il a tué Pierre.
Il a tué Pierre parce qu’il a 7 ans. Il a tué Pierre parce qu’il a 12 ans, puis 19, puis devient adulte et à travers les différentes étapes de sa vie, le narrateur nous explique pourquoi il a tué Pierre. J’avance dans ma lecture, je veux savoir ! La réponse se précise peu à peu. Je me doute, je comprends, je devine, j’en suis presque sûr comme une évidence mais je refuse d’y croire, alors je continue de tourner les pages. Il a tué Pierre parce qu’il a 35 ans et la vérité nous frappe. C’est émue que je poursuis ma lecture parce que maintenant je sais pourquoi Olivier a tué.

« Je ne triche pas. Je tente de comprendre, de mettre à plat mes sentiments, mes ressentis. Je creuse, je fouille, je vomis tout. Je vais jusqu’au bout. Jusqu’à maintenant… »

Un coup de maître pour le duo Olivier Ka & Alfred. C’est au hasard d’un café littéraire que j’ai rencontré cet auteur, Olivier Ka, écrivain à la plume remarquable mais avant tout un homme sensible, pudique et adorable. Il aborde un sujet difficile avec sérénité, justesse et intelligence. Le texte est magnifique et bouleversant. Son approche d’un thème grave, délicat et tabou se fait avec beaucoup de pudeur sans haine ni colère « parce qu’il faut aussi savoir rire de ses propres larmes ». Le coup de crayon sobre et  instinctif d’Alfred laisse place à l’émotion tandis que la palette d’Henri Meunier vient accentuer, par ses couleurs tantôt vives tantôt sombres, le tragique de cette histoire autobiographique. On referme ce livre troublé et pensif.

« Moi je me sens calme, étonnamment, et serein. Je sais exactement pourquoi je suis là. Je sais précisément ce que je suis venu faire. J’ai le sentiment d’avoir quitté le rêve. Je suis là, et bien là. Avec ses choses assassines à dire. »

Pourquoi j’ai tué Pierre… Une question de survie !
 
Pour suivre "L'actualité du maintenant d'Olivier Ka" c'est
 
Je te remercie manU pour ton sublime billet
et pour avoir rendu un bel hommage
à cette BD et à tous les "Olivier" de la terre.
Le billet de manU suivez le U
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jeudi 28 novembre 2013

Sauf les fleurs


Nicolas Clément

Editions : BUCHET.CHATEL
2013
75 pages

(Livre reçu par surprise)






Magistral !
Ce récit ne se raconte pas, il se lit pour en apprécier toute la saveur. L’histoire en somme est simple, ce sont 75 pages que l’on tourne avec une extrême douceur pour ne pas en abimer la qualité des mots, un bouquet d’émotions au texte puissant et violent. Derrière chaque ligne se cachent des fleurs et leurs pétales nous délivrent tour à tour un florilège de sentiments forts et poignants comme la souffrance, la haine, le désespoir mais aussi le désir et l’espoir d’une vie meilleure.
Nicolas Clément raconte une enfance fauchée, l’absence qui tue, les âmes et les corps mutilés, les maux qui agonisent au fond de la gorge et ces cris que l’on étouffe dans l’oreiller. Il parle d’un drame, de larmes, de l’humiliation, du lien maternel, de ce père, avare de mots comme de sentiments, qui ne connait que le langage des poings, de cette rage qui nous ronge et nous condamne à l’irréversible. Mais au milieu de ce chaos et de cette misère sociale, il y a l’amour comme seule échappatoire, un souvenir bienveillant et un petit frère au cœur innocent  «qui ne demande à l’existence qu’un peu de brise pour son un cerf-volant**»
Deux lectures m’ont été nécessaires afin de m’imprégner totalement de la subtilité du style. La maîtrise elliptique de l’auteur bouscule. Les émotions sont palpables, les sentiments sont décrits avec une telle profondeur que les mots font encore écho en moi. La poésie de chaque paragraphe, de chaque phrase nous saisit et nous émerveille.

«J’attends la cloche qui me délivrera. Sous le préau, je me jette dans les bras de Léonce, mon frère.  C’est juste une dictée, Si tu as zéro, j’ai zéro aussi, on se trompe au même endroit, on se plante pareil, on reste groupés. Je suis au bord du puits. Léonce me tend son mouchoir à carreaux, Ne pleure pas, Marthe. Je laisse la tristesse redescendre et respire, délestée du poids que j’étais. Je masse mes jambes. Je ne me sens plus fautive. La vie est longue, mon frère est là. »

Sauf les fleurs… Un parfum enivrant que je ne suis pas prête d’oublier…

Un grand Merci à Cristie pour ce livre, un véritable petit bijou !

** « Mère » poème de M. Carême


Nicolas Clément


Les billets de mes incontournables
 
 
Seules les fleurs...
 

lundi 25 novembre 2013

Francis Poulenc

Un compositeur haut en couleur

Simon Basinger
Françoise Lepaulmier

Editions : A dos d'âne
45 pages

Masse critique Babelio jeunesse






A la rencontre d’un compositeur.
Moi, qui en musique classique, ne jure que par Bach ou Mozart, voilà que par le biais d’un petit fascicule pas plus grand que ma paume, je découvre un des plus grands compositeurs français du XXe siècle, Francis Poulenc. Mais bien sur que si vous le connaissez, c’est lui qui a composé la musique du dessin animé Babar ainsi que de très grandes œuvres telles que «Concerto pour deux pianos» ou «Dialogues des carmélites».

C’est «Le Voyage d’hiver» de Schubert qui bouleversera son âme d’enfant. Dès lors, Francis ne vivra  que par et pour la musique, le piano et la composition.
Alors que son père, aristocrate, le voit plus tard dans la grande société familiale « Rhône Poulenc », sa mère lui offre à l’âge de deux ans, son premier piano qu’il nomme « Do-ré-mi ». Elle-même pianiste l’initiera à cet instrument qui désormais ne le quittera plus.  A quinze ans, il compose déjà et à la chance de rencontrer les plus grands maîtres de la musique classique tels que Ricardo Viñes, Georges Auric, Erik Satie et de grand auteur comme Jean Cocteau.  C’est auprès d’eux qu’il n’aura de cesse d’apprendre et d’être inspiré. Son phrasé sur les touches blanches et noires et son avant-gardisme bousculent les règles établies par les plus grands. Mais  à 18 ans, sa réputation est faîte et lui permet de laisser libre cours à son interprétation et sa fantaisie.

Cette mini collection «Des Graines et des Guides» conçue pour les 7–12 ans en soif de découverte nous guide délicieusement sur les traces de ce jeune prodige. Un petit livre riche et très bien écrit par Simon Basinger. Au fil des pages, on découvre de très belles illustrations monochromes qui auraient mérité un format un peu plus grand afin d’apprécier à sa juste valeur le magnifique graphisme de l’artiste peintre Françoise Lepaulmier.

F. Lepaulmier






Une première et belle approche pour les enfants mais aussi les grands qui donne envie de découvrir une biographie plus complète de ce compositeur.






F. Lepaulmier



Sans passer nos frontières, ce livre est un petit
voyage initiatique vers un artiste,

Francis Poulenc, un compositeur haut en couleur.













 Merci à Babelio pour cette jolie lecture et aux «Editions  dos d’âne»
  qui nous permettent de découvrir des femmes et des hommes d’exception.

Le site des éditions"Â dos d'âne "

 "Que vous aimiez Livres scientifiques. ou
Jean Teulé., Bernard Pivot. ou Claudie Gallay.,
Babelio vous invite toute l’année à découvrir des nouveaux livres. et à partager vos critiques de livres. en allant sur Babelio.com".
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vendredi 22 novembre 2013

Le gardien du phare aime trop les oiseaux


Jacques Prévert






























Des oiseaux par milliers volent vers les feux
Par milliers ils tombent par milliers il se cognent
Par milliers aveuglés par milliers assommés
Par milliers ils meurent
 
Le gardien ne peut supporter des choses pareilles
Les oiseaux il les aime trop
Alors ils dit tant pis je m'en fous
Et il éteint tout
 
Au loin un cargo fait naufrage
Un cargo venant des îles
Un cargo chargé d'oiseaux
Des milliers d'oiseaux des îles
Des milliers d'oiseaux noyés.
 
 
 
Deux Cœurs un même Horizon






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